Ticket to dance
Pendant une semaine, il est resté posé près de mon oreiller. Pendant une semaine, je l'ai regardé avec les yeux d'une petite fille à qui l'on vient de donner 5 francs pour aller acheter des bonbons à la boulangerie. Pendant une semaine, j'ai attendu jeudi soir avec impatience. Pendant toute ma vie, j'ai rêvé d'être danseuse et enfin j'avais mon ticket pour aller voir un ballet, un vrai, le
Royal New Zealand Ballet et son
TOWER Tutus on Tour.
Jeudi soir je me suis donc rendue au Lake Wanaka Center, en ébullition de la tête aux pieds. Assise au balcon, je n'ai pas perdu une miette des performances de ces danseurs étoiles à la place desquels j'aurais tant aimé être. Le programme était divisé en cinq pièces, toutes différentes les unes des autres :
La première,
Pas de Quatre de Jules Perrot sur une musique de Cesare Pugni, présentait quatre ballerines en tutus longs rose pale, les cheveux ornés de fleurs, enchaînant pointes et entrechats, tours et arabesques, et représentant le ballet romantique par excellence. Toutes les quatre avaient l'air portées par les airs, virevoltant à droite à gauche, telles les figurines d'une boîte à musique.
La seconde,
Theme and Deviations, où quatre hommes en scène, simplement vêtus d'un boxer et d'un tee-shirt en coton, mêlaient danses classique et contemporaine, le tout agrémenté d'une pointe d'humour. Le visuel était très intéressant, de par la mouvance du corps et des muscles, et le jeu presque intime de ces quatre hommes.
La troisième,
Concerto Pas de Deux de Sir Kenneth MacMillan sur le second concerto pour piano de Shostakovich, mettait en scène une femme brillant de grâce et maîtrisant chaque pose, et un homme la suivant et la soutenant, sorte de miroir du couple, accentué par la note plutôt triste du concerto.
Vint ensuite, après l'entracte, la quatrième pièce,
Equilibrium de Cameron McMillan sur le concerto pour violon de Philip Glass. De loin, celle que j'ai préférée. Aux confins de la danse contemporaine, presque violente, mêlant technique et force, quatre couples habillés de noir et rouge, une allure belliqueuse et tribale, dégageant énormément d'animosité. Absolument captivant !
Enfin,
Raymonda Variations, extrait du ballet Raymonda, magique (c'est la photo sur le ticket). Dix danseurs et danseuses étoiles, des tutus noirs gorgés de paillettes dorées, des duos, des solos, une performance classique remarquable, et une fois encore cette impression de les voir glisser et s'élever du sol avec une légèreté telle qu'on se sent transporté avec eux.
La foule n'y a vu que du feu et les artistes sont repartis sous des acclamations vives. Depuis, je continue à danser dans ma tête et à rêver qu'un jour, peut-être... En attendant, je reprends des leçons de danse contemporaine, de hip hop, et je suis également un cours accentuant l'aspect endurant de la danse, sur des influences boogie et latines. D'ici le mois prochain, je participerai aussi à un cours de claquettes, j'en tape des pieds d'avance. Et un jour, peut-être...
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Noël au soleil
Lundi matin. C'est Noël. Il fait chaud. Bizarrement chaud. Le sapin dans le salon est à peine décoré, juste quelques boules dorées et une boîte de chocolats au pied qui fait déjà penser à l'indigestion à venir. Le réveillon ici a été arrosé à la bière avec les copains ; enfin eux, pas moi, je conduisais. Mais c'était bien.
"Merry Christmas!!" Ca, c'est Kate, ma coloc australienne, en ébullition dans la cuisine. Elle prépare un énorme petit déj', ananas, avocat, cerises, jambon, oeufs, champignons, de quoi tenir jusqu'à midi et plus tard encore. Ca tombe bien car nous n'attaquerons le déjeuner que vers 16h chez mes potes. Pique-nique dans le jardin, tongs et jupes sont de sortie.
En fin d'après-midi, direction le parc où d'autres amis jouent au criquet. J'observe mais n'y comprends rien à ce jeu. Et puis soudain, Leigh, tout rincé d'alcool qu'il est déjà, s'écroule, la rotule expulsée du genou droit. Le criquet est un sport dangereux, mais drôle, aussi sarcastique que cela puisse paraître. "Bande de traîtres, vous n'êtes plus mes amis, je suis trop bien pour vous" qu'il crie tout en se remplissant les poumons sur le tube d'oxygène pendant que les ambulanciers l'embarquent. Un jour, toutes les photos et vidéos de ce moment vaudront surement de l'or !
Nous on continue à jouer, volley, foot, jusqu'à ce qu'une pluie fine nous rappelle qu'il est déjà l'heure de se remettre à table. Soirée à l'auberge de jeunesse où mes amis travaillent, entourée de baroudeurs de tous âges. Leigh est de retour, la jambe immobilisée mais pas la langue ! Dîner aux couleurs internationales, échange de petits cadeaux, puis jeux en tous genres : lancer de chantilly dans la cuisine, glissade sur tapis de plastique sur la pelouse de l'auberge, sous la pluie qui n'en finit pas, batailles au pistolet à eau et fous rires, des vrais gamins.
Noël cette année n'a certes pas eu pour moi la saveur des années passées, la douceur du réveil en famille que j'aime tant. Il a manqué la traditionnelle photo de mes soeurs et moi en peignoirs pour ajouter à l'album. Mais j'aurai vécu un Noël néo-zélandais entre amis "orphelins", et cela va bien au-delà de tout ce que j'avais imaginé lorsque j'ai rejoint le Pacifique pour la première fois l'an dernier.
Edit du 29.12: le pique-nique d'hier soir
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Coup de coeur pour Claire
Il y a des personnes avec lesquelles le premier contact est facile, étonnant et intense. Des personnes qui ont ce don de me mettre à l'aise immédiatement, qui dégagent un charisme tel qu'il est impossible de passer à côté.
Voici Claire, une Anglaise que j'ai rencontrée il y a une semaine tout juste et qui quitte Wanaka demain. Courte rencontre donc, mais de celles que je ne regrette pas. Une chouette nana, positive, drôle, adorable.


On se retrouvera l'an prochain pour des sessions snowboard puisque mademoiselle est à présent diplômée monitrice. Youhou, cours gratos et rigolade en perspective !!
Et sinon, j'ai repris l'escalade ce soir, tranquille après le boulot, deux petites voies faciles, juste histoire de tester mon nouveau harnais et de me remettre dans le bain. Le programme du week-end me semble tout tracé, et vous ?
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Prom prom girl

L'avantage d'avoir les saisons inversées dans l'hémisphère sud, c'est que l'on peut fêter à nouveau Noël aux alentours de juin-juillet. En effet, c'est monnaie courante en Nouvelle-Zélande, surtout parmi les Européens, d'organiser une "mid-Xmas party" entre amis. Pas par souci de religion, mais plutôt pour retrouver cette atmosphère particulière de Noël en hiver, assortie d'un repas copieux et hautement gastronomique. J'en profite pour vous montrer quelques photos (ci-dessus) de Wanaka ces dernières semaines.
Hier soir donc (samedi) j'ai fêté Noël avec une vingtaine d'amis. Le thème de la soirée : "PROM", autrement dit bal de fin d'année, ce qui laisse entendre "tenue classe exigée - t'as des baskets ? tu rentres pô !"
J'ai donc enfilé mes chaussures de Cendrillon, gentiment prêtées par une amie. Mon coloc anglais Chris s'est joint à moi. Hum... sur la photo ci-dessous, nous avons l'air déjà bien rouge mais ne vous y fiez pas : ce n'était que le début de la soirée et il faisait très chaud dans la maison (le vin n'est arrivé que plus tard). Personnellement, j'ai l'impression de ressembler à un sapin de Noël, je crois n'avoir jamais rien porté d'aussi féminin (et je ne suis pas bien sûre que cela se reproduira ces jours !)

Au menu, délicieuse soupe de citrouille, porc et assortiment de légumes rôtis "à la néo-zélandaise", fromage et ribambelle de desserts. Un régal du début à la fin, en très bonne compagnie.
Nous sommes rentrés un peu après les 12 coups de minuit, mes pantoufles commençaient sérieusement à me faire souffrir ! Mais la soirée n'était pas terminée... Avec Chris, nous nous sommes installés dans le salon et avons dormi tout juste une heure avant de regarder le match Angleterre-Portugal retransmis en direct à 3h du matin pour nous. Dur dur, surtout pour la déception que cela a provoqué.
Avec les prolongations et les tirs au but, le match nous a tenu éveillés jusqu'à 6h, ce qui ne nous a laissé qu'une petite heure d'assoupissement avant LE match France-Brésil tant attendu. "Revanche", "vengeance", écrivaient-ils dans les journaux brésiliens ? Toujours est-il que j'aurais dû parier sur le résultat, cela faisait déjà plusieurs jours que je ne demandais qu'un petit 1-0, sans gourmandise. Mais au-delà du score final, il faut reconnaître que nos Bleus étaient définitivement dominants sur le terrain (bien qu'un peu menacés pendant les 15 dernières minutes). Enfin, je ne vais pas me présenter comme commentatrice de football mais c'est dans ce genre de moment d'émotion collective que j'aurais aimé être de retour à la maison, pour vivre ça de l'intérieur.
C'est assez intéressant de lire la presse en ligne et de voir comment un sport peut redonner du courage à toute une société quand la politique, elle, fait des efforts dans le vide, de par son manque de crédibilité. Alors il n'y a plus qu'à se laisser transporter et y croire encore. Peu importe l'heure, je me lèverai pour le prochain match... pour LES prochains matchs !
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La tête dans les étoiles
Samedi soir, mes amis organisaient une soirée sur le thème de l'espace. Nous avons passé la semaine à préparer nos tenues, les yeux rivés sur la machine à coudre et Internet pour quelques idées.
La maison était un remake de l'espace : papier d'aluminium un peu partout, entrée de téléportation, projection de DVDs de science-fiction, musique électro, etc.Et voici quelques photos de nos déguisements :
A droite, Joelle ; au centre, Daiane ; et moi à gauche
Nous étions la communauté de Taoa.

Fou rire avec James

Contraste avec Dirk, alias l'univers...
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